♀' Sweet Paradise

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Ce soir là, tous les couples qui s’étaient trouvés dans le salon feraient l’amour torridement. La présence de Ian et Sibylle avait perturbé l’homeostasie ambiante. Ils dégageaient de cette passion éléctrisante et sensuelle que certains couples légendaires diffusèrent sur nos toiles de cinéma. Ils auraient presque pu faire de l’ombre à Belmondo et Seberg. Parce que leur complicité, leurs fous rires et leurs regards ne pouvaient vous laisser indifférent. Personne n’avait raté cela, tout le monde avait lancé des coups d’oeil furtifs, étudié longuement leurs postures, leurs gestes, tentant de déceler la moindre faille. Le moindre défaut qui viendrait nuire au navire de leur couple. Mais rien n’était surjoué chez eux, car ils exprimaient naturellement l’amour, le plaisir, et la passion. Ils avaient l’habitude de déchaîner des jeux de désirs en étant seuls. En avançant dans leur vie dans des passés différents. Au cours de leurs soirées et de leurs rencontres respectives, les yeux voguaient incessement sur eux et instantanément, hommes et femmes les désiraient. La séduction ne provenait pas de Ian et Sybille non, la séduction était incarnée par Ian et Sibylle. Ils étaient les avatars de la libido, Sybille était la femme en rouge dans la matrice, Ian l’ephèbe d’une Grèce antique. Ils étaient la tentation de l’alchimie. L’ocytocine se déchargeait en permanence autour d’eux. Et ensemble, sur leur passage les gens s’arrêtaient étonnés par ces effractions de la réalité. Les plus âgés leur souriaient, les plus jeunes les enviaient.
Ce soir là les femmes avaient regardé ses longs cheveux à elle. Les hommes s’étaient effacés quand Ian prenait la parole, fixant son assurance, dévisageant sa nonchalance. Certains eurent l’impression de violer une intimité fragile en les regardant s’embrasser fougueusement sur ce canapé en cuir. D’autres avaient l’impression d’assister à de vulgaires préliminaires et les coins de leurs lèvres s’affaissaient, signalant les prémisses du mépris. Ian et Sybille aimaient jouer avec les autres : en ne faisant strictement rien, ils s’appropriaient toute l’attention environnante, leurs pairs comme envoutés devenaient pour quelques heures de simples objets, des produits sur le marché de l’amour. Ensemble ils étaient devenus un noyau implosant de l’interieur, une effusion de fusion. La force de leur attractivité s’était accrue à l’union des deux âmes. Et maintenant les hommes désiraient cette femme rendue plus attrayante encore par l’éclat de son couple. Et maintenant les femmes désiraient ce grand brun, rêvant à de dangereuses liaisons, à de dangereux ébats charnels. Les images qui s’imposaient à eux comme des flashs, les dérangeaient quelques secondes. Car à leurs bras, leurs partenaires ne pouvaient rivaliser avec la fatalité de Sybille et de Ian.


"Sa bouche. Mords toi la lèvre. Une poire ce sein. Non, une pomme. Crie. Je vais te tirer les cheveux quand tu ne seras pas en position de vertu. Ian. Pourquoi ces yeux sont-ils verts? Oh crie, vas y crie. Tu crois que si je passe derrière elle je pourrais effleurer son épaule dorée? Oh crie putain. Crie. Ma queue dans sa bouche. Ian, viens, viens. Je veux apprendre à la connaitre. Allons boire un verre cette semaine. Enlève ta robe. Il me sourit. Elle doit être belle le matin au réveil. Dis moi que tu m’aimes."


Sybille écrit un ode à l’amour dans un bar d’Amsterdam, un soir de grand gel. La vodka perle sur ses lèvres pourpres.


" A tous ces hommes qui ont traversé ma vie et partagé mes nuits.
A tous ceux qui m’ont construite, m’ont créé des souvenirs et un passé.
Je lève mon verre à l’eternité de l’espèce humaine, à son auto-mutilation, aux dérives de son essence. Je lève mon verre à tous ceux qui chaque jour nous font apprendre de nous mêmes, nous font réaliser ce que nous sommes, ce à quoi nous aspirons. Je lève mon verre à tous les hommes, car tous les hommes facsinent par leur complexité.
Vous qui m’avez fait grandir et découvrir le monde. Chaque rencontre à marqué un tournant, c’est évident. Chacune de vos misérables petites âmes, m’a rendue plus forte. Car après vous avoir savouré, utilisé, machouillé, avalé, je vous ai jeté, je vous ai détruit. Un par un.
Qu’est ce que je suis ? Qu’est ce que je suis ? Je n’en sais rien, une femme qui aime les hommes, qui les aime bien trop pour les laisser tranquilles. Je ne vous laisse pas danser dans vos boîtes fétiches sans faire lever vos membres bien droit. Je ne vous laisse pas marcher dans la rue, alors que vos petites amies sont à vos bras. Je ne vous laisserai jamais en paix car je suis l’incarnation de la Femme telle que vous la voulez, telle que vous vous l’imaginiez à vos quinze ans. Je suis l’incarnation d’un rêve et du fantasme ultime. Et en cela je n’existe pas. “


Sybille ne regardait plus les hommes depuis qu’elle avait rencontré Ian. Parce que chaque regard que Ian posait sur elle suffisait à la rendre vivante. Chacun de ses regards lui signifiait “tu es quelqu’un Sybille”. Alors à quoi bon s’interesser à d’autres lorsqu’ un seul parvenait à faire éclater en votre poitrine toutes vos représentations de l’amour ?

Merry christmas to all my followers !

Merry christmas to all my followers !

Merry christmas to all my followers !

La regression multiple addictive

Des mois que je n’écris plus. Que je n’inonde plus le papier ni le clavier, de ce flot contigu de pensées qui accompagnait mes journées.

L’homéostasie. Défragmentée.

L’ambiance. Détractée.

Les paupières. Toujours closes.

Υ= α + βx + ε

Tu es l’alpha. Tu es la Constante.  Moi, je suis la pente. Le bêta de ton aura. Tu comprendras quand tu seras grand.

Quant aux résidus. Eh bien …

C’est tous les verres en terrasse. C’est tous les câlins quand je rentre chez moi le soir. C’est ton regard sur ma nuque. Les cigarettes qui se consument sous tes doigts. Les éclats au réveil.

Y est notre Amour. 

Mais ça, tu le savais déjà.